Bourse Euronext dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris
par Diana Mandia
Les principales Bourses européennes sont attendues en ordre dispersé jeudi à l'ouverture avant une nouvelle pluie de résultats d'entreprise, tandis que les investisseurs ajustent leurs attentes concernant la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et les risques géopolitiques liés aux tensions avec l'Iran.
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,16% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,35% pour le Dax à Francfort, une hausse de 0,15% pour le FTSE à Londres et un recul de 0,16% pour l'EuroStoxx 50.
Le Stoxx 600 devrait ouvrir sur un gain de 0,02%.
Les marchés d'actions devraient ouvrir sur une note prudente après avoir atteint de nouveaux records la veille, portés par le recul des craintes liées à l'intelligence artificielle (IA) et le rebond des valeurs bancaires et du secteur de la défense dans un contexte de tensions avec l'Iran et de peu de progrès dans le dossier ukrainien.
L'agenda s'annonce très chargé en matière de résultats financiers, les chiffres et les perspectives d'entreprises de premier plan telles qu'Airbus, Renault ou encore Air France-KLM, devant recevoir le verdict des investisseurs à l'ouverture des Bourses.
La politique monétaire pourrait également peser, les "minutes" de la dernière réunion de la Fed, publiés mercredi, montrant que la banque centrale américaine ne semble pas pressée de reprendre ses baisses de taux.
Les responsables de l'institution ont notamment exprimé des divergences à propos des futures décisions, certains d'entre eux évoquant même l'hypothèse de devoir relever les couts d'emprunt dans un contexte d'inflation persistante.
"Alors que certains acteurs du marché considèrent l'inflation comme un phénomène révolu, la Fed continue de lancer un avertissement de sécurité en rappelant que 'les objets dans le rétroviseur sont plus proches qu'ils ne le paraissent'. Les décideurs ont notamment souligné que la désinflation pourrait s'inscrire dans une tendance plus lente", dit Charlie Ripley, analyste chez Allianz Investment Management.
Côté macroéconomique, le sentiment est à la prudence, les légers progrès réalisés lors des négociations entre Washington et Téhéran à Genève n'excluant pas encore une escalade, tandis que les pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine n'ont pas non plus abouti à des résultats tangibles à quelques jours seulement du quatrième anniversaire du début du conflit.
LES VALEURS A SUIVRE : [L8N3ZE1VX]
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse mercredi, confirmant le léger rebond constaté la veille, dans le sillage des hausses des valeurs technologiques, qui avaient été plombées plus tôt ce mois-ci par des inquiétudes autour de l'IA.
L'indice Dow Jones a gagné 0,26%, le S&P-500, plus large, a pris 0,56%, et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,78%.
Nvidia a pris 1,6% après avoir annoncé la signature d'un accord pluriannuel pour fournir à Meta des millions de puces de pointe destinées à l'IA.
EN ASIE
Le volume des transactions est faible en Asie, les Bourses de Hong Kong, de Chine continental et de Taïwan étant fermées pour les vacances du Nouvel An lunaire.
A Tokyo, le Nikkei a pris 0,57%, tiré par les actions technologiques, dans le sillage de Wall Street.
TAUX / CHANGES
Sur le marché obligataire, les rendements américains augmentent légèrement après la publication des "minutes" de la Fed, qui ont mis en évidence la prudence de ses responsables face à l'inflation.
Le rendement des Treasuries à dix ans prend 1,7 point de base à 4,0980%, tandis que celui de l'obligation à deux ans prend 1,2 points de base à 3,4720%.
Des nouvelles données sur l'évolution des prix, notamment l'indice sur l'inflation PCE, sont attendues vendredi.
Un indicateur publié mercredi a par ailleurs montré que les nouvelles commandes de biens d'équipement clés fabriqués aux États-Unis ont augmenté plus que prévu en décembre et que les expéditions de ces biens ont explosé, ce qui indique une solide dépense des entreprises et une croissance économique solide au quatrième trimestre.
Sur le marché des changes, le dollar gagne 0,04% face à un panier de devises de référence, soutenu par les commentaires de la Fed et des données plutôt solides sur l'économie américaine.
L'euro avance légèrement (+0,08%) à 1,1791 dollar après avoir reculé la veille avec les informations concernant un départ anticipé de Christine Lagarde de son poste de présidente de la Banque centrale européenne (BCE).
Le yen recule de 0,1% à 155,08 pour un dollar.
La Banque du Japon (BoJ) devrait par ailleurs relever son taux directeur à 1% d'ici la fin juin, selon une majorité d'économistes interrogés par Reuters, certains anticipant même une hausse dès avril en raison des inquiétudes croissantes liées à la hausse de l'inflation et à la faiblesse du yen.
PÉTROLE
Le Brent prend 0,24% à 70,52 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,31% à 65,39 dollars.
Les prix du pétrole poursuivent leur progression jeudi, portés par les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, les deux parties intensifiaient leurs activités militaires dans cette région clé pour la production pétrolière.
Le baril de Brent recule/progresse de {LCOc1;PCTCHNG}% et celui du brut léger américain (WTI) gagne/perd {CLc1;PCTCHNG}%.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 19 FÉVRIER:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
EZ 10h00 Confiance des consommateurs février -11,8 -12,4
USA 13h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 225.000 227.000
chômage 14 février
USA 13h30 Indice Philly Fed février 8,5 12,6
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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